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Le Tour de Suisse sera remporté par un spécialiste de la montagne

36 min.
Flury

de Daniel Flury

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Franco Marvulli est le nouvel ambassadeur de marque de la Banque WIR, qui est partenaire du Tour de Suisse et sponsor du maillot du prix de la montagne. Nous saisissons l’occasion du début de cette collaboration pour en savoir davantage sur Franco Marvulli et lui poser quelques questions liées à l’édition 2024 du Tour de Suisse.

Les équipes qui participeront au Tour de Suisse et leur composition ne seront connues que très peu de temps avant le début de la course. Si nous partons de l’hypothèse de participants similaires à ceux de 2023, quels sont tes athlètes favoris pour la victoire finale et le prix de la montagne chez les hommes?

Franco Marvulli: Effectivement, il serait plus simple de répondre à cette question si l’on savait qui se trouvera au départ, en pleine forme, le jour de la course. Cependant, je pense que ce sera un spécialiste de la montagne qui gagnera cette édition du Tour de Suisse, quelqu’un qui pourrait également remporter le Tour de France. Cette année, le Tour de Suisse sera très difficile: il suffit de penser à l’étape tessinoise qui traversera deux fois le village de Carì ou encore à la véritable étape reine qui mènera de Locarno à Blatten-Belalp. Il n’y aura donc pas de victoire par surprise – ce qu’était pour moi celle de Mattias Skjelmose, le vainqueur de l’année dernière. Le prix de la montagne reviendra à un coureur qui participera à un groupe d’échappée, quelqu’un pour lequel la victoire finale n’est pas prioritaire. Il n’y a guère de chances qu’il s’agisse également du vainqueur final, car ce dernier ne viserait le prix de la montagne que s’il peut encore le décrocher en passant. Toutefois, les différents maillots particuliers sont très importants et font partie de la stratégie de ceux qui savent qu’ils ne pourront pas remporter la course. Ainsi, le prestige du maillot du prix de la montagne est nettement plus élevé que celui d’une 10e place au classement général.

En 2023, Mattias Skjelmose aura été le premier vainqueur danois dans l’histoire du Tour de Suisse. Au début, les coureurs italiens et suisses dominaient. Puis la course est devenue plus variée. Par ailleurs, au cours des six dernières éditions, aucun coureur n’a pu rééditer son succès et les vainqueurs provenaienttous de pays différents: Slovénie, Australie, Colombie, Équateur, Grande-Bretagne et Danemark. Comment expliquer ce phénomène?

Jadis, le sport cycliste était presque exclusivement une affaire européenne. L’Union Cycliste Internationale UCI, l’association faîtière des fédérations cyclistes nationales, a ensuite initié une globalisation ou internationalisation du sport cycliste. Soudain, des courses cyclistes ont été organisées dans le monde entier et une saison qui durait auparavant neuf mois en compte soudain treize (il rit). Il a donc fallu tenir compte de coureurs qui ne sont pas originaires de nations cyclistes traditionnelles, mais par exemple des USA, de Nouvelle-Zélande, du Danemark ou de Colombie. À cela vient s’ajouter le fait qu’un Italien se concentrait jadis essentiellement sur le Giro d’Italia et n’était pas particulièrement intéressé à participer à une course à l’étranger ou à s’intégrer à une équipe étrangère. Il en allait de même pour les Belges, les Suisses et ainsi de suite. Aujourd’hui, il en va tout différemment. Dans toutes les disciplines du sport cycliste, les coureurs ont dépassé le seul cadre national. L’objectif est de pouvoir gagner partout où l’on pense avoir ses chances.

Qui sont tes favorites chez les dames au classement général et pour le prix de la montagne?

L’an dernier, Demi Vollering était une référence absolue. Elle et sa collègue d’équipe Marlen Reusser ont fait un excellent travail d’équipe et ont gagné des courses à tour de rôle. Au cours de ces trois dernières années, leur équipe SD Worx aura été incroyablement dominante. Un seul exemple: j’ai commenté l’an dernier le Thüringen Ladies Tour. L’équipe SD Worx y a non seulement remporté la victoire finale, mais a également réussi à faire gagner une étape à chaque membre!

Il y a de fortes probabilités que la gagnante du Tour de Suisse Women figure parmi ses membres. Tout comme l’année dernière avec la victoire de Marlen Reusser – une Suissesse –, après des discussions internes à l’équipe. Cependant, il faut relativiser: dernièrement, d’autres équipes ont également fortement évolué et diverses coureuses tentent de prendre la place de Demi Vollering – cette dernière quittera d’ailleurs son équipe cette année. Voilà qui va rendre le Tour de Suisse Women de cette année encore plus passionnant. Selon moi, il faut également compter avec les équipes Lidl-Trek, Visma-Lease a Bike, Canyon/ SRAM Racing et UAE Team Emirates. Je peux m’imaginer qu’Elise Chabbey, de l’équipe Canyon/ SRAM Racing, qui a remporté le prix de la montagne de l’année dernière, essaiera de marquer les esprits. J’aimerais également voir par exemple Noemi Rüegg gagner une étape. Cela rendrait toute la course plus variée et ferait souffler un petit vent de fraîcheur dans le sport cycliste féminin suisse.

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Franco Marvulli pense que la Romande Elise Chabbey sera en mesure de donner le ton chez les dames

Lors du Tour de Flandres, Marlen Reusser a eu beaucoup de malchance: elle s’est cassé une mâchoire et les deux conduits auditifs et a perdu plusieurs dents. Quel peut être l’effet d’un tel accident sur une athlète? Roulera-t-elle désormais de manière plus défensive ou continuera-t-elle de s’engager à fond?

Ne dit-on pas qu’il arrive même à un cavalier accompli de tomber de cheval – et qu’il faut alors immédiatement se remettre en selle? Ce principe s’applique également au sport cycliste. Si je ne m’engage plus à 100%, un concurrent le fera à ma place et me coiffera au poteau – la caravane passe et poursuit son chemin. Cet accident ne va pas ralentir Marlen Reusser (remarque de la réd.: quelques jours après cette interview, Marlen Reusser a refait parler d’elle avec une 3e place dans le contre-la-montre en équipe organisé dans le cadre de La Vuelta Femenina, soulignant ainsi ses ambitions de figurer parmi les meilleures lors des Jeux olympiques et des Championnats du monde de cyclisme à Zurich).

Lors du Tour du Pays basque, le vainqueur du Tour de France de l’année passée, Jonas Vingegaard, a également subi un grave accident, s’est cassé la clavicule et plusieurs côtes et a subi une contusion du poumon. Un commentateur a fait remarquer que les coureurs roulaient tout simplement trop vite et que même les optimistes les plus naïfs ne pensaient pas que les courses se feraient à l’avenir plus lentement ou plus prudemment. Partages-tu cette opinion?

Une course cycliste en soi n’est pas dangereuse. C’est bien chaque coureur pris individuellement qui la rend dangereuse. Un certain parcours n’est pas dangereux non plus si on y roule à seulement 15 km/h. Cependant, les vélos deviennent de plus en plus rapides, les matériaux de plus en plus parfaits et directs, les casques plus aérodynamiques. C’est ainsi que les coureurs peuvent prendre aujourd’hui un virage à 70 km/h que l’on prenait à 60 km/h il y a vingt ou trente ans. De ce fait, le virage devient tout à fait différent. L’optimisation est omniprésente et si l’on n’y participe pas, on a déjà perdu. Si l’on voulait décélérer une course cycliste, il faudrait obliger chaque coureur à utiliser un vélo électrique à batterie vide pesant 20 kg de plus et imposer des maillots et des casques uniformes. Cela permettrait de freiner le tout – cependant, c’est de l’utopie pure, car il n’est pas possible de faire obstacle aux développements.

As-tu également eu de la malchance et subi des blessures pendant ta carrière active?

J’ai eu de la chance, mais je suis aussi un coureur plutôt prudent. J’ai toujours préféré rester raisonnable et me contenter de la deuxième place plutôt que de prendre de trop grands risques. Néanmoins, le risque de chuter, peutêtre une fois par an, fait partie du jeu, mais dans mon cas, cela n’a jamais entraîné de blessures graves.

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Le quadruple champion du monde Franco Marvulli.

Grâce à Marlen Reusser, la Suisse peut se réjouir d’une première victoire lors du Tour de Suisse Women. Chez les hommes, Fabian Cancellara a été en 2009 le dernier vainqueur suisse. Quelles sont les probabilités qu’un/une athlète suisse remporte le Tour au cours des prochaines années?

Je ne suis pas vraiment euphorique pour ces cinq prochaines années. Nous avons de bons coureurs. Dans le contre-la-montre et dans les étapes de plaine, Stefan Bissegger ou Stefan Küng sont très forts. Jan Christen est prometteur et Marc Hirschi s’est également très bien battu lors des dernières courses classiques. Yannis Voisard est très fort en montagne et a déjà montré cette année qu’il faisait partie des meilleurs. Gino Mäder, tragiquement décédé lors du dernier Tour de Suisse, aurait été le meilleur coureur avec le plus grand potentiel.

Des victoires d’étape sont-elles néanmoins possibles? En 2023, Stefan Küng a remporté la première étape du Tour de Suisse et Stefan Bissegger s’est classé quatrième dans la 8e étape avec seulement 23 secondes de retard sur le numéro 2 global Juan Ayuso.

Oui, les victoires d’étape sont possibles, mais pour une victoire finale, il faudrait une masse d’excellents coureurs dont la Suisse ne dispose pas, ni actuellement, ni dans un futur proche. Il sera donc difficile de remporter la victoire finale. Comme je l’ai déjà dit: je place pas mal d’espoirs en Jan Christen. Il a gagné la 2e étape du Giro d’Abruzzo en solo – sa première victoire en tant que professionnel – et il semble y avoir pris goût. Il est «on fire». Lors du Tour de Suisse, lui et d’autres Suisses seront même encore plus motivés et euphoriques. En ce qui concerne l’équipe suisse Tudor Pro Cycling, je dirais même: si les coureurs suisses ne donnent pas le meilleur d’euxmêmes à domicile, quand donc pourraient-ils le faire?

Stefan Bissegger est aussi très fort en cyclisme sur piste. Quelle différence y a-t-il entre les coureurs cyclistes sur piste et les coureurs sur route? Quel est l’intérêt de faire de la poursuite individuelle par exemple, l’une de tes anciennes disciplines de prédilection?

Les coureurs sur piste adorent les rapides changements de vitesse, le grand dynamisme, l’explosivité. En comparaison, les courses routières sont plus longues, plus lentes. Il y a peut-être cent ans, les coureurs sur route et sur piste pouvaient gagner toutes les disciplines. Cela a bien changé ensuite avec une spécialisation de plus en plus marquée. Il n’est donc pas simple du tout de passer de la piste à la route. Stefan Bissegger vient de la piste et représente un excellent coureur en mesure de développer une force incroyable. Maintenant, il a dû se transformer en coureur cycliste sur route. Il peut certes encore gagner en tant que tel, mais il doit tout d’abord développer son potentiel et évoluer au niveau tactique.

T’arrive-t-il de regretter de ne pas avoir misé davantage sur les courses routières?

Il m’est arrivé et il m’arrive encore de me faire des réflexions qui commencent par «Et si j’avais…», par exemple lorsque j’observe le Tour de Suisse ou la course Milan–San Remo. J’ai aussi participé à des courses sur route, mais un véritable changement de la piste pour la route aurait exigé un nouvel apprentissage et j’aurais dû opérer un changement complet de mentalité – ce que je ne voulais pas. Je suis réaliste et je n’aurais pas pu faire preuve de la discipline nécessaire pour abandonner quelque chose qui fonctionnait et commencer quelque chose de nouveau dont j’ignorais les chances de succès. Rétrospectivement, je suis bien content de ne pas avoir misé là-dessus – j’aurais sans doute échoué! À cela vient s’ajouter le fait que je n’avais aucune proposition d’une équipe au sein de laquelle j’aurais pu me préparer peu à peu. J’avais peur de m’investir en vain.

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Franco Marvulli: «Pas simple de passer de la piste à la route.»

En 2014, tu as participé, à l’âge de 36 ans, à ta dernière course lors de la Course des six jours de Berlin (Sechstagerennen Berlin). Quels sont encore tes liens avec le sport cycliste?

Quand j’ai arrêté, je n’avais déjà plus aucun lien avec lui. Le sujet était clos. Ensuite, j’ai changé de perspective, je suis devenu commentateur, speaker et j’ai travaillé comme expert. Aujourd’hui, je suis plus proche du sport cycliste que jamais. Simultanément, je parviens à maintenir une certaine distance. Comprenez que je ne veux surtout pas me mêler de ce qui ne me regarde pas. Je ne voudrais pas être entraîneur – même si j’ai reçu de telles offres –, mais bien un simple observateur – avec microphone (il rit)!

Après ta belle carrière de sportif, tu as réussi à construire une activité d’animateur et d’organisateur de manifestations. Quels conseils donnerais-tu à des collègues sportifs encore actifs pour qu’ils réussissent également à opérer un tel changement vers la vie professionnelle?

Ma carrière n’a commencé qu’après la fin de ma période en tant que professionnel… Tout ce qui est arrivé après ma période de cycliste actif n’était pas prévu et n’est dû qu’au hasard. Cela ne signifie pas que je n’avais pas de projets: je voulais ne rien faire du tout pendant une année et voir ce que la vie pouvait aussi m’offrir, en plus du sport cycliste.

Après deux semaines toutefois, je m’ennuyais. J’ai peu à peu trouvé ma place avec mon activité actuelle car je ne voulais pas immédiatement me retrouver en «Champions League», mais tout recommencer à petite échelle. J’ai commencé par accepter de premiers mandats de petite ampleur et j’ai fait mon chemin au cours de ces dix dernières années. J’ai la conviction que des portes s’ouvrent successivement et que l’on peut ainsi trouver sa voie si l’on reste actif et intéressé et si l’on ne traverse pas sa vie à l’aveugle. Toutefois, cela dépend beaucoup de l’état d’esprit général. Même un diplôme professionnel ne garantit en rien que l’on trouve un emploi ou une quelconque perspective professionnelle au terme d’une carrière sportive.

Il en va comme dans le sport: on ne peut récolter que si l’on a travaillé dur, rien ne tombe du ciel. Je ne suis pas très bon pour donner des conseils. Tout ce que je puis dire: vous trouverez votre chemin! Quoi qu’il en soit, j’ai tout de même un conseil: réfléchissez à ce que vous voulez faire plus tard, mais ne misez pas sur deux chevaux à la fois. Pour avoir du succès, il faut s’engager à fond dans une seule activité. J’ai
annoncé mon retrait avec une année d’avance – c’était une grande erreur. Dans un tel cas, on ne s’engage plus à 100% et en son for in térieur, on a
déjà abandonné la partie. Cette dernière année aura été la pire de toutes, en particulier avec les tournées d’adieu que l’on m’a de mandé de faire.

Qu’ont dit tes parents lorsque tu as commencé ta carrière de sportif à l’âge de 15 ans et que tu es devenu professionnel à 19 ans?

Mes parents m’ont toujours soutenu dans ce que j’ai fait, mais ils ont néanmoins insisté pour que j’effectue une formation professionnelle. À l’époque, cela allait de soi. J’ai donc fait un apprentissage d’électricien. C’était une excellente école de vie, mais je n’ai ensuite jamais travaillé dans ce métier. Il y a dix ans, ma formation m’aura tout de même été utile lorsque j’ai fait construire ma maison (il rit).

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Aujourd’hui, Franco Marvulli est chef d’entreprise et travaille pour la Banque WIR en tant qu’ambassadeur de marque.

Tu as déjà parcouru seul de nombreux continents à vélo, mais aussi avec tes parents, ton épouse et ton premier enfant. Où te mènera ton prochain voyage?

Tout d’abord, nous allons visiter l’île d’Elbe, en compagnie de mes parents. Ils ont déjà plus de 70 ans et sont des adeptes du vélo électrique – ce dernier leur ouvrant de nouveaux horizons. Puis j’irai avec la famille en Hollande, où nous roulerons vers le nord, le long de la côte. La dernière fois que j’ai voyagé seul, c’était en Asie: 2500 kilomètres de Bangkok à Hanoi. L’Australie est l’une de mes destinations de rêve. Je ne sais pas quand je ferai mon prochain grand tour, mais il viendra!

Quels sont les buts de tes projets de bienfaisance?

Lors de mes voyages, je prends régulièrement conscience à quel point nous, en Suisse, sommes des privilégiés. La plupart d’entre nous n’en sont pas ou alors pas suffisamment conscients et pensent que la paix et notre prospérité vont de soi. Nous sommes incapables de nous mettre à la place des populations qui vivent par exemple dans une région ravagée par la guerre. Il devient ainsi difficile de faire preuve d’empathie pour ces dernières. Mon objectif est de pousser les gens à faire don de petits montants permettant de réaliser des projets de plus petite ampleur. Ainsi, lorsque 20 000 personnes font chacune un don d’un franc, ce montant de 20 000 francs permet de construire un orphelinat ou des infrastructures permettant d’assurer l’approvisionnement en eau potable, une meilleure hygiène ou des possibilités de formation. Un franc de moins dans notre portemonnaie ne change rien à notre vie et ne nous manque pas. L’ensemble de ces petits dons, en revanche, peut changer beaucoup de choses en d’autres endroits et représenter une aide importante – par exemple pour les enfants, qui ne sont en rien responsables du fait que le monde est celui qu’il est et que les richesses sont injustement réparties

Franco Marvulli

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Franco Marvulli (45 ans) est marié et père d’une fille (2 ans et demi) et d’un fils, né au mois de mars 2024. Pendant sa carrière sportive qui a duré de 1994 à 2014, M. Marvulli était quasi imbattable en poursuite individuelle au niveau national et a remporté des titres de champion à un rythme annuel. Dans l’une de ses autres disciplines de prédilection – la course par équipe de deux –, il a remporté les titres de champion suisse, champion d’Europe et champion du monde, entre autres avec Bruno Risi. Dans cette discipline, l’équipe formée par Marvulli et Risi a également remporté la médaille d’argent lors des Jeux olympiques 2004 à Athènes.

À cette période, M. Marvulli se consacrait à l’assemblage de sets de Lego en tant que hobby et en guise de «compensation thérapeutique et apaisante». «Montre-moi tes Lego et je te dirai quel est ton âge!» plaisante M. Marvulli, resté fan de Lego, qui conserve tous ses sets dans sa cave et les montre volontiers quand il reçoit des visiteurs. Cependant, il n’a plus besoin des pièces Lego en guise de «sédatif » favorisant la créativité – «Je préfère désormais me consacrer à ma famille et à mon activité professionnelle.» Après son retrait du sport actif, Franco Marvulli s’est distingué comme commentateur, speaker et organisateur de manifestations. En tant qu’orateur, il a enthousiasmé quelques centaines de clients de la Banque WIR lors des Rencontres d’automne de l’année dernière au KKL de Lucerne. Depuis le mois d’avril de cette année, Franco Marvulli est également ambassadeur de marque de la Banque WIR.

www.francomarvulli.ch 

 

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