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Smartness, la prochaine révolution

4 min.
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de Georges T. Roos

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Au cours des 20 prochaines années, nous allons vivre dans des environnement dits intelligents. L’Internet des objets va mettre en réseau des milliards d’objets.

Certaines publicités sont épatantes. IBM a par exemple invité Bob Dylan à un tête-à-tête avec son programme d’intelligence artificielle Watson. «J’ai lu toutes les paroles de tes chansons», explique Watson à Bob Dylan. «Je connais tous tes grands thèmes.» «Vraiment?» «Tu chantes le temps qui passe et les échecs de l’amour.»

Watson est capable de lire huit millions de pages A4 par seconde et même de saisir des contenus aussi ardus que les paroles de Bob Dylan, que ses fans qualifient de «Shakespeare moderne».

Au cours des 20 prochaines années, nous allons vivre dans des environnement dits intelligents. L’Internet des objets va mettre en réseau des milliards d’objets. Un grand nombre d’entre eux «sauront», grâce à des capteurs, ce qui se passe pour eux et autour d’eux. Ils seront en mesure d’analyser ce savoir et pourront, dans une certaine mesure et sans intervention humaine, modifier eux-mêmes des choses dans le monde réel.

Avec l’Internet des objets, une quantité incroyable de données supplémentaires sera saisie, faisant passer le Big Data au Huge Data. Aujourd’hui, les flux de données subissent le même sort qu’une averse dans le désert: ils s’évaporent sans être utilisés. Nous ne savons bien souvent pas quoi faire de ces données, car la plupart des programmes informatiques actuels ne savent les analyser que si elles sont structurées. Or, dans leur majorité, les données ne sont pas structurées (p. ex. vidéo, audio, parole).

À l’avenir cependant, des machines intelligentes comprenant le langage naturel, comme Watson, formuleront elles-mêmes des hypothèses, apprendront de façon autonome et seront en mesure d’analyser et de comprendre également les flux de données non structurées. Les conséquences seront immenses – je parle ici de modifications disruptives: véhicules autonomes, usines intelligentes, robots collaboratifs et relations amoureuses entre des humains et des machines capables de simuler des émotions avec un réalisme stupéfiant. Sur les grandes exploitations agricoles, des tracteurs sans conducteur sillonneront les champs. Dans les fabriques, les machines s’assembleront, se corrigeront et procéderont à leur maintenance de façon autonome. Il n’y aura plus besoin de comptable. Et ceux qui se sentiront seuls, dont le statut de situation amoureuse sera «Célibataire» ou qui ont peur des rencontres réelles pourront mener des discussions intéressantes et émotionnellement enrichissantes avec une intelligence artificielle.

Certains peuvent y voir de la science-fiction ou penser que nous sommes encore à des années-lumière de tout cela. Je pense le contraire: l’avenir de la smartness dans notre monde privé et professionnel est proche, même si nous n’en sommes encore qu’à un stade précoce. Mais cet avenir ne va pas se rapprocher progressivement chaque jour; il va prendre de plus en plus d’ampleur pour imposer soudainement et massivement sa présence.

En termes mathématiques, l’évolution sera exponentielle. Dans les premières phases, les courbes exponentielles sont et restent plates. Mais si quelque chose double tous les deux ans (p. ex. la part de l’énergie solaire dans le total des besoins mondiaux en énergie), 16 ans suffisent pour faire passer une part de 1% (p. ex. de l’énergie solaire) à 256%, après huit doublements. Retraçons cette évolution: 2% au bout de 2 ans, 4% après 4 ans, 8% après 6 ans, 16% après 8 ans, 32% après 10 ans, 64% après 12 ans, 128% après 14 ans et 256% après 16 ans. Telle est la prévision de l’énergie solaire établie par le futuriste et pape des technologies Ray Kurzweil. La smartness de tous les objets devrait suivre une évolution comparable, et donc se révéler incontournable pour les PME en Suisse. Tenez-vous prêts!

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