Menu

«J’observe quotidiennement l’évolution des cours»

15 min.
Flury

de Daniel Flury

8 articles

Roland Jenny représente la quatrième génération à gérer la maison Schnyder Mode et ses magasins de mode à Rapperswil, Hinwil, Wald et Flawil (Bossart Modehaus). Il règle ses factures en euros par le biais de la plateforme FX Trading d’AMNIS.

La carrière professionnelle de Roland Jenny ne l’a pas directement mené au monde de la mode. Après un apprentissage en banque et un passage auprès de la Haute école spécialisée de Winterthour, il a tout d’abord travaillé pour une banque américaine à Zurich avant de signer en 2001 avec Umdasch, le plus grand constructeur de magasins autrichien. La mise en œuvre des plus récentes découvertes en neuromarketing dans des univers interactifs, le développement de stratégies pour le commerce de détail, la conception d’assortiments destinés à certains groupes-cibles spécifiques étaient au centre de son activité dont le point culminant aura été l’inauguration d’une filiale Umdasch à Londres.

Qu’est-ce qui vous a mené à reprendre le commerce de mode de vos parents?

J’ai voulu depuis toujours me mettre à mon compte. En 2006, mon père a décidé de se retirer des affaires en raison de son âge. Il avait repris l’entreprise de la famille de sa mère 12 ans auparavant. Ses grands-parents avaient eux-mêmes fondé le magasin de mode Schnyder en 1923 à Rapperswil. J’ai saisi cette opportunité car il me semblait que la situation s’y prêtait: j’avais 30 ans et je disposais des outils stratégiques nécessaires alors que mon épouse Débora disposait du talent pour assumer la responsabilité des achats qui était auparavant du ressort de ma mère. Ce n’est que beaucoup plus tard que nous avons décidé d’engager une professionnelle des achats, Sandra Vetter. Aujourd’hui, je n’ai que 47 ans, mais la délégation des compétences et la séparation successive entre les magasins de mode et le portefeuille immobilier est un processus qui se poursuit en continu.

L’achat de vêtements demande-t-il de fréquents déplacements professionnels?

Non, la plupart des marques sont représentées par des agences à Zurich. Pour nous, seule la Foire de Berlin est vraiment importante, et nous nous y rendons deux fois par an pour identifier de nouvelles tendances et de nouvelles marques.

SchnyderMode_Laden_klein

Vue du département Messieurs fraîchement rénové à Rapperswil.

Dans quelle devise réglez-vous les factures de vos fournisseurs?

En francs suisses ou en euros si nous payons directement les maisons-mères en Allemagne et en Autriche.

Depuis quand utilisez-vous la plateforme FX Trading d’AMNIS pour vos paiements et quelles sont les expériences que vous avez accumulées avec cette dernière?

Nous ne l’utilisons que depuis que la Banque WIR – plus précisément Mathias Pfeifer – a attiré notre attention sur cette possibilité lors d’une rencontre. J’observe quotidiennement l’évolution des cours et j’achète des euros lorsque la situation me semble favorable. Grâce à la plateforme FX Trading, c’est devenu beaucoup plus simple que dans le passé lorsqu’il fallait téléphoner à un trader de notre banque.

Cela vous permet-il aussi d’économiser de l’argent?

Et comment! Expérience faite, j’économise près de 200 francs pour une transaction portant sur 30 000 CHF. Avec un volume de paiements d’un petit million de francs, cela représente plusieurs milliers de francs économisés.

SchnyderMode_Kundin_klein

Un achat auprès des magasins de Schnyder Mode est un moment particulier lié à des conseils professionnels.

Vous exploitez quatre boutiques situées entre le lac de Zurich et le lac de Constance. La phase d’expansion est-elle terminée?

Lorsque j’ai repris l’entreprise à l’âge de 30 ans, je débordais évidemment d’énergie. L’emplacement de Hinwil est venu s’ajouter à ceux de Winterthour et de Wädenswil,et nous avons ouvert des «monolabel stores» (magasins à marque unique). Ces derniers ont été très rentables jusqu’en 2015 environ. À ce moment-là, certaines marques sont passées en phase de déclin. Je mise désormais sur de plus grandes surfaces qui permettent de travailler à l’aise et attirent une clientèle venue parfois de loin. Depuis la pandémie, les ventes de vêtements en ligne pour hommes et pour femmes ont pris l’ascenseur.

Quel rôle jouent les affaires WIR?

Grâce à WIR, nous recrutons notre clientèle sur tout l’ensemble de la Suisse. Les bonnes expériences faites par mon père dans la construction de logements au cours des années 1990 m’ont encouragé à intensifier les affaires WIR en lien avec les magasins de mode. Le réseautage ne fait pas partie de mon ADN, mais je dois reconnaître que grâce aux activités des WIR-Partner-Networks, j’ai pu recruter un grand nombre de nouveaux clients. Aujourd’hui, je siège aussi bien au comité du WIR-Partner-Network de Zurich qu’au conseil d’administration de WIR-Expo.

Le Corporate Fashion visant les entreprises est l’une de vos spécialités. Quelles sont les branches qui profitent de cette prestation de services?

C’est très différent. Récemment, nous avons exécuté une commande pour des partenaires WIR, par exemple les charpentes Schädler à Hinwil ou encore la Dance Academy Pasadena de Volketswil qui a commandé de nouveaux uniformes pour ses profs de danse et son personnel de service.

Aujourd’hui, beaucoup de jeunes font leurs achats en ligne. Les clients des magasins de mode classiques et stationnaires voient-ils leur clientèle disparaître?

Non, nos clients ne disparaissent pas, bien au contraire. Il y a quelques années, l’âge moyen des clients était supérieur à 60 ans. Aujourd’hui, je l’évaluerais à environ 45 ans. Nos magasins de mode ne sont pas ringards – vous vous laissez prendre à ce piège si vous n’entreprenez jamais rien. Nous gérons de beaux magasins dans lesquels le client se sent à l’aise et où l’achat est un véritable plaisir. Les clients apprécient les conseils et le fait que l’on ne les pousse pas à acheter contre leur gré. Nous donnons des idées et encourageons le client à essayer parfois quelque chose de nouveau. Pas de bling bling donc, mais une mode de haute qualité qui se porte aisément dans la rue, auxquels on peut s’identifier et dans laquelle on se sent à l’aise.

«Notre concurrence est la disparition du bon goût.»

Quels sont vos concurrents?

Notre concurrence est la disparition du bon goût. Le manque de goût et d’intérêt pour la mode, le sens de la qualité qui n’est plus transmis à la jeune génération depuis qu’il n’est plus d’usage de bien s’habiller le dimanche et depuis que le training est devenu un vêtement d’usage quotidien. Heureusement que les principes du développement durable ont lancé une tendance inverse aux achats très bon marché.

Vous proposez des Fêtes de la Mode et des Shopping Dates. Que faut-il comprendre par là?

La Fête de la mode s’adresse à un groupe de personnes qui veulent découvrir ensemble notre assortiment. À partir de 19 heures, notre magasin leur est alors réservé en exclusivité pour environ deux heures. Le coût est de 20 francs, apéritif compris.Le Private Shopping est tout simplement la possibilité de s’annoncer et d’émettre ses souhaits, sans aucune gêne. Nous préparons alors des vêtements que le client pourra essayer. Cette prestation de services est très appréciée des hommes d’affaires qui manquent cruellement de temps. Quoi qu’il en soit, un verre de Prosecco ou une tasse de café sont toujours servis en renfort!

Photos: Paul Haller, Swissphotoworld

FX Trading

À l’ère de la mondialisation, l’optimisation des trans­actions de change devient également un facteur compétitif de plus en plus important pour les petites et moyennes entreprises. Alors que les grandes entreprises disposent d’un grand nombre de solutions bancaires concurrentielles, les PME ont souvent de la peine à trouver un outil de négoce et de paiement rationnel dont les coûts sont supportables.

En collaboration avec AMNIS, la Banque WIR propose à ses clients l’outil FX Trading, une solution performante et moderne pour la gestion des ­devises étrangères. Vous trouverez de plus amples informations à ce sujet sur wir.ch/fx-fr et la possibilité d’ouvrir un compte de démonstration gratuitement sur wir.ch/fr/amnis. Les clients de la Banque WIR bénéficient de conditions préférentielles pour l’usage du service FX Trading d’AMNIS.

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaires sur cet article.

Votre commentaire

Annuler Ajouter un nouveau commentaire
Kein Kommentar

Article suivant

Numérique

En lire plus de la catégorieNumérique

Importateur de voitures: «Voilà qui paie vraiment!»

L’importation de véhicules utilitaires depuis plusieurs pays européens est la grande spécialité de Hans Seiler. Ce dernier règle les factures de ses fournisseurs libellées en euros, en livres anglaises, en florins hongrois, en zlotys polonais et parfois aussi en dollars américains par le biais de la plate-forme FX Trading.

Plus

Partage des ressources entre PME

Une PME ne peut se maintenir à flot sur le marché suisse seulement si elle fait preuve d’une efficience maximale. Le partage de ressources entre PME peut contribuer de manière importante à cette réussite, tout en étant un point de départ pour de nouvelles collaborations entre entreprises.

Plus

La Banque WIR et VIAC gravissent un nouvel échelon de partenariat

Depuis novembre 2017, VIAC et la Banque WIR entretiennent un partenariat fructueux. Avec l’«Hypothèque VIAC» développée par les deux partenaires, elles entament à présent un nouveau chapitre de cette histoire à succès. L’«Hypothèque VIAC» permet aux clientes et aux clients du pionnier suisse de l’épargne-placement de prévoyance numérique de financer l’achat de leur résidence principale avec un taux maximal de nantissement.

Plus

«Je ne connais rien de plus simple ou de plus avantageux»

A Marbach SG, Patrick Sonderegger fait le commerce de revêtements de sols et importe des matériaux pour carreleurs en provenance d’Italie et d’Espagne ainsi que du parquet d’Allemagne et d’Autriche. Pour le paiement des factures libellées en euros de ses fournisseurs, il utilise la plate-forme FX Trading de la société AMNIS Treasury Services AG.

Plus